Galileo (système de
positionnement)
Ce système de positionnement par satellites est destiné à
supprimer la dépendance de l'Europe vis-à-vis du système américain, le GPS (Global Positioning System). Cette indépendance est
importante, car le GPS souffre de nombreuses restrictions sur la précision du
positionnement (de l'ordre de 20 mètres pour le signal gratuit), et sur la
fiabilité (le positionnement peut être impossible dans certaines zones du globe
pour des raisons techniques ou/et politiques).
Le système sera sous contrôle strictement civil,
contrairement aux autres systèmes existants qui sont eux, sous contrôle
militaire. Les deux responsables du projet sont l'Union européenne (représentée par
les États membres et la Commission européenne) et
l'Agence spatiale européenne. Pour
cette occasion, une entreprise commune, Galileo Joint Undertaking (GJU), a
été créée en juillet 2003. Son siège est à Bruxelles en Belgique.
Galileo diffusera dix signaux :
- six pour les services gratuits
- deux pour le service commercial
- deux pour le service public réglementé
Cinq services sont prévus :
- le service ouvert (ou OS pour Open
Service) : comme le service gratuit offert par le GPS, mais la précision est
plus grande : de l'ordre de 1 mètre. Aucune information d'intégrité n'est
assurée. C'est ce service qui sera principalement utilisé par les particuliers ;
- le service commercial (ou CS pour
Commercial Service) : en échange d’une redevance versée à l’opérateur
Galileo, il offrira de nombreux services à valeur ajoutée (garantie du service,
intégrité et continuité du signal, meilleur précision de la datation et des
données de positionnement ou encore la diffusion d'informations cryptées à
l'aide de 2 signaux supplémentaires). C'est principalement les abonnements à ce
service qui assureront le financement de Galileo ;
- le service de sûreté de la vie (ou SOL
pour Safety Of Life service) : il délivrera un service sécurisé, intègre
et certifiable, en vue des applications critiques sur le plan de la sécurité de
la vie tels que le transport aérien, maritime et terrestre ;
- le service public réglementé (ou PRS pour
Public Regulated Service) : s’adressera en priorité aux utilisateurs
remplissant une mission de service public, très dépendants de la précision, de
la qualité du signal et de la fiabilité de sa transmission (services d’urgence,
transport de matières dangereuses, etc.). Comme ce service doit être disponible
en tout temps, il utilise deux signaux à part et dispose de plusieurs systèmes
prévenant un brouillage ou un leurrage du signal. Il sera également chiffré et disponible seulement sur
des récepteurs spécifiques;
- le service de recherche et secours (ou SAR
pour Search And Rescue service) : il permettra de localiser l’ensemble du
parc des balises Cospas-Sarsat 406 MHz et de
renvoyer un message d'acquittement vers les balises en détresse. La
réglementation et la définition des fonctions est sous la charge de l'Organisation maritime internationale (OMI) et de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).
Selon les estimations, le programme devrait créer environ
140 000 emplois.
Le programme est composé de quatre parties (aussi
appelées « segments ») :
La partie spatiale [modifier]
Elle est constituée d'un déploiement de trente satellites placés sur trois
orbites circulaires, à une altitude
de 23 616 kilomètres. Chaque orbite comporte
un satellite de secours.
Chaque satellite pèse 700 kilogrammes et contient
notamment :
- plusieurs horloge
atomiques,
- des panneaux solaires fournissant une puissance maximale
de 1500 watts,
- un émetteur et un récepteur radio.
Le segment sol de contrôle [modifier]
Le segment sol de contrôle est chargé du contrôle des
satellites. Il est constitué de :
- deux (ou trois, voir les accords de concession de
novembre 2005) centres de contrôle localisés en Europe
- cinq stations de TTC en charge de maintenir les liaisons
de télécommandes et télémesures avec les satellites
Le segment sol de mission [modifier]
Le segment sol de mission est chargé de créer le message
de navigation diffusé par le satellite (garant des performances des services),
de détecter les éventuelles anomalies et d'en prévenir les utilisateurs (dans le
message diffusé par les satellites), ainsi que de mesurer les performances du
système.
Il est constitué de :
- deux (ou trois) centres de mission colocalisés avec les
centres du segment sol de contrôle où sont réalisées les fonctions de calcul
d'orbitographie, d'intégrité (permettant de développer les applications
Safety of Life), de création du message de navigation et du temps
Galileo, de la surveillance du système et de mesure de performances des services
- dix à douze stations terrestres de transmission du
message de navigation vers les satellites
- quarante stations de réception des signaux satellitaires
reparties sur toute la Terre et en liaison permanente avec les centres de
mission pour leur fournir les informations nécessaires pour leurs fonctions.
Le segment de test des utilisateurs [modifier]
Ce segment est destiné à valider en environnement réel
les performances des récepteurs du commerce (ou plus exactement leurs
prototypes).
Le 27
juin 2005, Galileo Joint Undertaking
(GJU) a décidé d'accorder la concession aux deux consortiums qui avaient présenté
leur offre conjointe :
La décision du GJU repose sur le fait que la
mutualisation des efforts et des moyens permettra la mise en place de Galileo
plus rapidement et de manière plus sûre. Les recettes commerciales devraient
également être 20% plus importantes que si il n'y avait eu qu'un seul consortium
choisi (Voir
l'article sur wikinews).
Le siège sera installé à Toulouse.
La concession sera valable jusqu'en 2026.
Le financement du programme se fait avec des fonds
publics et privés. La partie publique est assurée à égalité par l'Union européenne et l'Agence spatiale européenne
(ESA).
Les deux tiers privés du financement devraient venir des
consortiums Eurely et iNavSat.
Le coût estimé du programme est de 3,4 milliards
d'euros. Les frais d'exploitation
annuels sont estimés à 220 millions d'euros.
Secteurs d'applications [modifier]
Les secteurs d'applications sont nombreux. Ils touchent
aussi bien le secteur civil (marine marchande, aviation, véhicule de
particulier, etc.) que militaire (positionnement des troupes et des unités
mécanisées, des missiles ou des avions). Ce dernier secteur est toutefois sujet
à discussions. À plusieurs reprises il a été dit que Galileo est «un
programme civil sous contrôle civil». Cependant à partir du moment où le
signal PRS est utilisé par les pompiers ou la police, rien n'empêcherait
l'armée d'en faire de
même.
En plus du positionnement, comme les satellites disposent
chacun d'une horloge atomique ultra-précise, Galileo peut servir de base
temporelle. Le service commercial permet également d'envoyer des messages
d'informations à grande échelle.
Les États-Unis ont dès le début du projet tenté de le
faire annuler. Et cela pour différentes raisons plus ou moins
avouées :
- empêcher que des pays ou des organisations ennemis
puissent utiliser Galileo (en effet, les systèmes de positionnement par
satellite permettent de guider précisément les missiles jusqu'à leur cible)
- empêcher l'indépendance de l'Europe dans un secteur
stratégique
- éventuel problème d'interférence avec leur système GPS
Après des années de protestations en tous genres, les
États-Unis ont finalement accepté Galileo et vont même y participer. C'est ainsi
qu'en marge du sommet États-Unis-Union européenne, qui s'est déroulé en
Irlande, a été signé le 26 juin 2004 un accord final permettant
l'interopérabilité technique de Galileo avec le GPS. Cela permettra de pouvoir
utiliser le système Galileo et GPS avec un même récepteur. De plus, si un des
systèmes venait à avoir des défaillances, le second prendra le relais de façon
totalement transparente. L'utilisation conjointe des 2 systèmes et du système
EGNOS (système diffusant par des
satellites geostationnaires des données de correction du GPS américain à partir
d'un réseau de surveillance au sol) permet d'améliorer la précision du
positionnement sur l'ensemble de la planète.
Cet accord du 26 juin 2004 est en grande partie
confidentiel mais pour l'essentiel, il peut être dit que l'accord conclu prévoit
la possibilité de discriminer, en cas de crise, les signaux militaires
américains "M code" des signaux civils du GPS américains. Réciproquement,
l'accord permet aussi de maintenir en opération les signaux PRS (dédiés aux
services publics) européens quand il sera nécessaire d'interdire, pour des
raisons de sécurité, l'accès aux signaux ouverts [1].
De nombreux autres pays sont intéressés pour participer à
Galileo, à des niveaux de coopération plus ou moins importants. Actuellement
(septembre 2005), quatre pays ont signé des accords de participation à
Galileo :
D'autres discussions sont en cours avec les pays
suivants :
Le 28
décembre 2005, l'ESA et le GJU ont placé sur l'orbite prévue,
à 23 000 km d'altitude, le premier de deux satellites expérimentaux nommé
GIOVE-A (GSTB-2A), depuis une fusée
russe Soyouz lancée du Cosmodrome de Baïkonour au
Kazakhstan.
Ce satellite se présente sous la forme d'un cube de 602
kg et est fabriqué par la société britannique SSTL. Pendant deux ans, il servira
à valider sur un certain nombre de technologies, dont certaines nouvelles, comme
l'horloge
atomique la plus exacte jamais envoyée dans
l'espace. Il va en outre permettre de réserver les fréquences attribuées par
l'Union internationale des télécommunications (car en cas d'inutilisation de ces dernières, elles se seraient
retrouvées à nouveaux libres).
Le lancement du second satellite expérimental est prévu
pour septembre 2006.
En 2008, quatre satellites devraient
être opérationnels. Le lancement et le déploiement des 26 satellites restants
est prévu pour s'étaler de 2008 à 2010. Ainsi Galileo devrait être
totalement opérationel à cette date.

Global positioning system
Un article de
Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Le sigle GPS est l'abréviation du
terme anglais Global Positioning
System (que l'on pourrait traduire en français par « système de positionnement mondial »).
Il s'agit du nom du principal
système de
positionnement par satellite mondial actuel (2006), et de plus il est également
actuellement le seul à être entièrement opérationnel. Ce système mis en place par le
Département de
la Défense des États-Unis peut permettre à une personne de connaître la
position d'un objet sur la surface de la terre dès l'instant que celui-ci est
équipé du matériel nécessaire au fonctionnement du système. Cet objet peut être
la personne elle-même, lui permettant ainsi de s'orienter sur terre, sur mer,
dans l'air ou dans l'espace (au voisinage de la Terre). Le GPS utilise le système
géodésique WGS84, auquel se réfèrent les coordonnées calculées grâce
au système.
Le système GPS comprend au moins 24
satellites
artificiels orbitant à 20 200 km d'altitude. Ces satellites émettent en permanence un signal
complexe (code pseudo-aléatoire) daté précisément grâce à leur horloge atomique, ainsi que des éphémérides permettant le calcul de leurs
coordonnées prédites.
Ainsi un récepteur GPS qui capte les signaux d'au
moins quatre satellites peut, en mesurant les écarts relatifs des horloges,
connaître sa distance par rapport aux satellites et, par trilatération, situer précisément en trois dimensions n'importe
quel point placé en dessous des satellites GPS (avec une précision de 15 à 100
mètres pour le système standard). Le GPS est ainsi utilisé pour localiser des
véhicules roulants, des navires, des avions, des missiles et même des satellites
évoluant en orbite basse.
Concernant la précision, le GPS étant un système
développé pour les militaires américains, une disponibilité sélective (selective
availability) a été prévue. Certaines informations peuvent ainsi être chiffrées
et priver les personnes qui ne disposent pas des codes de la précision maximale.
Pendant de nombreuses années, les civils n'avaient accès qu'à une faible
précision (environ 100 m). Le 1er mai 2000, le président Bill
Clinton a
annoncé qu'il mettait fin à cette dégradation volontaire du service. Depuis, il
est courant d'avoir une position précise à 20 mètres ou moins.
Certains
systèmes GPS conçus pour des usages très particuliers peuvent fournir une
localisation à quelques millimètres près. Le GPS différentiel (DGPS), corrige
ainsi la position obtenue par GPS conventionnel par les données envoyées par une
station terrestre de référence localisée très précisément. D'autres systèmes
autonomes, affinant leur localisation au cours de 8 heures d'exposition
parviennent à des résultats équivalents.
Il est à noter que dans certains cas, seuls 3
satellites peuvent suffire. La localisation en altitude (axe des Z) n'est pas
correcte alors que la longitude et la latitude (axe des X et des Y) sont encore bonnes. On peut
donc se contenter de trois satellites lorsque l'on évolue au-dessus d'une
surface « plane » (océan, mer). Ce type d'exception est surtout utile au
positionnement d'engins volants (avions, etc.) qui ne peuvent de toute
façon pas se reposer sur le seul GPS, trop imprécis pour leur donner leur
altitude.
Le
système GPS est composé de 3 parties distinctes, appelées encore
segments:
- Le segment
spatial est constitué d'une constellation de
27 satellites (NAVSTAR pour Navigation Satellite Timing And Ranging) dont 24
sont actifs à l'heure actuelle (les autres servent de satellites de secours).
Ces satellites évoluent sur 6 plans orbitaux ayant tous une inclinaison
d'environ 55° sur l'équateur. Ils suivent une orbite quasi circulaire à une
altitude de 20 200 à 25 000 km qu'ils parcourent en 12 heures à une vitesse de
13 000 km/h. Il y a eu jusqu'à présent 3 Blocs de satellites :
- Bloc I : 11 satellites mis en orbite entre 1978 et 1985. Fabriqués par Rockwell
International, ils étaient prévus pour une mission moyenne de 4,5 ans et une
durée de vie de 5 ans, mais leur durée de vie moyenne s'éleva à 8,76 années ;
l’un d’entre eux est même resté pendant 10 ans en activité. Leur mission
principale était de valider les différents concepts du système GPS. Aujourd’hui,
plus aucun satellite du Bloc I n'est encore en service.
- Bloc II : Ce sont les premiers satellites opérationnels
du système GPS. De nombreuses améliorations ont été apportées à ces satellites
par rapport à la version précédente, notamment en ce qui concerne leur
autonomie. Ils sont capables de rester 14 jours sans contact avec le segment sol
tout en gardant une précision suffisante. Neuf satellites furent lancés en
1989 et 1990. Bien qu'on ait estimé leur durée de vie à 7,5 ans, la plupart
d'entre eux sont restés en fonction pendant plus de dix ans. Il reste
aujourd'hui trois satellites du Bloc II.
- Bloc IIA : Lancés à partir de 1990, ils correspondent à une version perfectionnée des satellites du
Bloc II Initial : ils ont été équipés pour fonctionner en mode dégradé pour les
civils. Ils ont marqué à partir de 1993
le début de la phase opérationnelle du GPS. Il s'agit d'une flotte de 28
satellites, 24 en orbite dont trois de réserve et 4 en stock pour remplacement.
- Bloc IIR : En plus d'une horloge atomique plus précise
et d'une meilleur autonomie, ces satellites mis en orbite à partir de 1996 peuvent se transmettre mutuellement des messages sans aucun
contact au sol, permettant ainsi aux opérateurs du système de pouvoir
communiquer avec des engins qui leurs sont inaccessibles dans une communication
directe.
- Bloc IIF : Les satellites Bloc IIF (Follow-On)
construits par Boeing seront lancés dès 2007. Le programme vise à atteindre ainsi une constellation de 33
satellites.
- Bloc III : Les satellites du Block III sont encore en
phase de développement et ont pour but de faire perdurer le GPS jusqu'en 2030 et
plus.
- Le segment de contrôle est la partie qui permet de
piloter et de surveiller le système. Il est composé de 5 stations américaines au
sol du 50th Space Wing de l'Air Force Space
Command, basé à la Schriever Air Force Base dans
le Colorado (la station maîtresse est
basée à Colorado
Springs) dans la base de Cheyenne Mountain. Leur rôle est
d'enregistrer toutes les informations émises par les satellites, pour calculer
les positionnements.
- Le segment utilisateur regroupe l'ensemble des
utilisateurs civils et militaires qui ne font que recevoir les informations des
satellites. Les récepteurs sont passifs, et le système ne peut donc être
saturé : le nombre maximum d'utilisateurs GPS est illimité.
Principe de fonctionnement
[modifier]
Le GPS fonctionne grâce au
calcul de la distance qui sépare un récepteur GPS et plusieurs satellites. La
position des 24 satellites étant transmise régulièrement au récepteur, celui-ci
peut, grâce à la connaissance de la distance qui le sépare des satellites,
connaître ses coordonnées.
Mesure de la distance du
récepteur par rapport à un satellite [modifier]
Les satellites envoient des
ondes électromagnétiques (micro-ondes) qui se propagent à la
vitesse de la
lumière. Connaissant la vitesse de propagation de
la lumière, on peut alors calculer la distance qui sépare le satellite du
récepteur en connaissant le temps que l'onde a mis pour parcourir ce
trajet.
Pour mesurer le temps mis par
l'onde pour lui parvenir, le récepteur GPS compare l'heure d'émission (incluse
dans le signal) et de réception de l'onde d'émission par le satellite. Cette
mesure est appelée pseudo-distance (pseudo range), car
il ne s'agit pas directement d'une distance, mais d'une mesure entachée d'une
erreur de synchronisation des horloges du satellite et du récepteur (cette
erreur peut être modélisée sur une période assez courte à partir des mesures sur
plusieurs satellites). Une erreur d'un millionième de seconde provoque une
erreur de 300 mètres sur la position !
Décalage de l'horloge du
récepteur [modifier]
La difficulté est de
synchroniser les horloges des satellites et celle du
récepteur. Ce dernier ne peut bien entendu pas bénéficier d'une horloge atomique comme les
satellites et doit pourtant fonctionner avec une heure particulièrement précise
pour parvenir à calculer la distance entre l'émetteur et le
récepteur.
C'est pour cette raison que 4
satellites sont nécessaires afin de résoudre une équation mathématique à 4
inconnues qui sont la position dans les 3 dimensions plus le décalage de
l'horloge du récepteur avec l'heure GPS.
Outre l'incertitude associée à
l'horloge du récepteur, la relativité
restreinte et la relativité générale interviennent
fondamentalement. La première démontre que le temps ne s'écoule pas de la même
façon dans le référentiel du satellite, parce que celui-ci possède une grande
vitesse par rapport au référentiel du récepteur. La seconde explique que la plus
faible gravité au niveau des satellites engendre un écoulement du temps plus
rapide que celui du récepteur. Le système tient compte de ces deux effets
relativistes pour synchroniser les horloges.
Erreurs possibles et
amélioration du système (DGPS) [modifier]
La plupart des récepteurs sont
capables d'affiner leurs calculs en utilisant plus de 4 satellites (ce qui rend
les calculs plus robustes) tout en ôtant les sources qui semblent peu
fiables.
Le GPS n'est pas utilisable
dans toutes les situations : le signal émis par les satellites NAVSTAR étant
assez faible, la traversée des couches de l'atmosphère est un facteur qui
perturbe la précision de la localisation; de même, les simples feuilles des
arbres peuvent absorber le signal et rendre la localisation hasardeuse. De la
même façon, l'effet canyon, particulièrement sensible en milieu urbain, consiste
en l'occultation d'un satellite par le relief (un bâtiment par exemple) ou pire
encore, en un écho du signal contre une surface qui n'empèchera pas la
localisation mais fournira une localisation fausse (problèmes des multi-trajets
des signaux GPS).
En l'absence d'obstacles, il
reste quand même un facteur de perturbation important : la traversée des couches
basses de l'atmosphère. La présence d'humidité et les modifications de pression
de la troposphère modifient l'indice de
réfraction n et donc la vitesse (et la direction) de propagation du signal
radio. Si le terme hydrostatique est actuellement bien
connu, les perturbations dues à l'humidité nécessitent, pour être corrigées, la
mesure du profil exact de vapeur d'eau en fonction de l'altitude, une
information difficilement collectable, sauf par des moyens extrêmement onéreux
comme les lidars, qui ne donnent que des
résultats parcellaires.
Principe du GPS
différentiel
De plus, il existe des
dispositifs comme le GPS différentiel (Differential GPS ou DGPS), qui permettent d'améliorer
la précision du GPS en réduisant la marge d'erreur du système. Le principe du
DGPS est basé sur le fait qu'en des points voisins, les effets des erreurs de
mesure (comme d'ailleurs les effets des erreurs ajoutées volontairement) sont
très semblables : il suffit donc d'observer en un point connu les fluctuations
des mesures, et de les transmettre à un récepteur observant les mêmes
satellites, pour permettre à celui-ci de corriger une grande partie des erreurs
de mesure, qu'elles soient liées au satellite (horloge), aux conditions de
propagation (effets troposphériques, etc.) ou à des fluctuations volontaires du
signal émis. On peut ainsi passer d'une précision de l'ordre de 10 à 20 mètres à
une précision de 5 à 3 mètres sur une grande zone (plusieurs milliers de km) à
partir d'un ensemble de stations fixes, idéalement réceptrices des mêmes
satellites que les terminaux mobiles et qui calculent en permanence l'erreur de
positionnement du GPS (puisqu'elles connaissent exactement leur position) et
transmettent cette information par radio ou par satellite (INMARSAT ou autre).
Le mode "différentiel" existe
en plusieurs variantes ; la plus élaborée utilise la mesure des erreurs sur la
phase des signaux, et non sur les
pseudo-distances ; à partir d'une station située sur un point connu distant de
quelques kilomètres, on obtient ainsi à l'aide du GPS des positions précises à
quelques centimètres près dans les trois dimensions (GPS géodésique ou
cinématique) ou même quelques millimètres avec des logiciels de traitement très
élaborés.
L'Union européenne a développé
EGNOS, un réseau de quarante
stations au sol dans toute l’Europe, qui améliore la fiabilité et la précision
des données du GPS, et corrige certaines erreurs.
Conversion des informations
obtenues [modifier]
Le positionnement 3D donne
ainsi les coordonnées du récepteur dans l'espace, dans un repère à 3 axes et qui
a pour origine le centre de gravité des masses terrestres. Pour que ces données
soient exploitables, il faut convertir les données (X,Y,Z), en « latitude,
longitude, altitude ». (voir les systèmes de coordonnées)
C'est le récepteur GPS qui
effectue cette conversion à partir du système
géodésique WGS84 (World Geodetic System 84), le système le plus utilisé au monde
qui est une référence globale répondant aux objectifs d'un système mondial de
navigation.
Ainsi le GPS s'avère
accessible aux transporteurs routiers, avions, navigateurs, randonneurs,
géomètres, forestiers, automobilistes, etc.
Inconvénients du GPS [modifier]
Le GPS est un système sous
contrôle de l'Armée américaine. Le signal peut être dégradé, occasionnant ainsi
une perte importante de sa précision, si le gouvernement des États-Unis le
désirait. C'est un des arguments en faveur de la mise en place du système
européen Galileo qui est, lui, civil et dont
la précision théorique est supérieure. Il est tout de même important de noter
que la qualité du signal du GPS n'a jamais été dégradée volontairement par les
États-Unis, même dans des zones de conflits armés auxquels ils étaient présents,
comme les deux Guerres du
Golfe en 1991
et 2003.
Les systèmes concurrents
[modifier]
- GLONASS est le système russe, qui
n'est pas pleinement opérationnel.
- Beidou est le système de
positionnement chinois, opérationnel uniquement
sur le territoire chinois et régions limitrophes (il utilise des satellites
géostationnaires. Le nombre exact n'est pas connu et varie fort selon les
sources).
- Galileo est le système civil
européen en cours de déploiement.
D'autres systèmes de géolocalisation sont employés, sans
atteindre le degré de précision des précédents.
Le plus usité reste la
téléphonie mobile par
identification de (ou des) l'antenne la plus proche. Sa précision reste
directement dépendante de la densité de maillage en antennes et n'est au plus
que de quelques kilomètres en milieu rural
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- Galileo - GPS - TMC - ViaMichelin Trafic -
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L'information trafic en temps réel,
comment ça marche?
Par Jérôme Cartegini, CNET France
30 mai 2006
Omniprésente sur les systèmes de navigation GPS
de dernière génération, l'information sur le trafic est en passe de se
généraliser. Cette technologie permet en effet au conducteur de connaître, de
façon simple, l'état de la circulation sur son parcours.
L'un des principes du GPS consiste à proposer le meilleur
itinéraire entre un point A et un point B, puis à calculer la durée du trajet
selon une vitesse moyenne. Cependant, la pertinence de ces informations demeure
aléatoire, le système ne tenant en effet pas compte des évènements (ou
incidents) qui peuvent surgir sur un itinéraire, comme les accidents, les
embouteillages, les travaux, les fermetures de routes etc.
D'où l'intérêt de doter les systèmes de navigation d'un
récepteur RDS/TMC (Radio System Data / Traffic Message
Channel). Cela lui permet de calculer les itinéraires en tenant compte des
informations délivrées en temps réel par les opérateurs de
service.
Le TMC désigne une norme européenne de diffusion
des données numériques sur les systèmes de navigation. Celles-ci transitent
jusqu'à l'utilisateur via le canal RDS, c'est-à-dire par les ondes radio. Les
informations liées au trafic routier peuvent également transiter sur les réseaux
de téléphonie mobile et être ainsi captés sur un terminal GSM. Enfin, ils seront
également relayés sur internet, via de nombreux sites
spécialisés.
Recueil et parcours des
données
Reste à savoir de quelle manière les évènements qui
surviennent sur le réseau routier parviennent jusqu'aux systèmes de navigation.
La collecte des données débute en amont à l'aide de capteurs, de boucles
électromagnétiques enfouies dans la chaussée, et de caméras disposées sur le
réseau routier. Ces derniers surveillent et d'analysent l'état du trafic en flux
continu. Les informations peuvent également provenir de la police, la
gendarmerie, les pompiers, la voirie ou encore des automobilistes et des
routiers qui avertissent spontanément les secours en cas
d'incident.
Toutes ces données sont recueillies par des organismes
officiels de l'État, comme les collectivités locales (préfectures, régions,
mairies) ainsi que des sociétés d'autoroutes et les gestionnaires de tunnels.
Enfin, elles sont retransmises par les sept centres régionaux d'informations sur
la circulation routière (Cricr) et synthétisées au centre national d'information
routière de Rosny-sous-Bois, siège de "Bison Futé".
Les services privés comme Mediamobile (V-Trafic) ou ViaMichelin Trafic récupèrent et analysent à leur tour ces données qu'ils
enrichissent ensuite d'informations complémentaires comme la nature, la
localisation et la durée des évènements. Mediamobile affine ses données avec
celles transmises par plus 4 000 taxis parisiens équipés de systèmes
spécifiques. Enfin, les messages TMC sont actualisés environ toutes les trois
minutes.
Les services TMC
La mise au point d'un système fiable – capable de
coordonner toutes les sources d'informations – a nécessité plusieurs dizaines de
millions d'euros d'investissement et des années de négociation entre les
différents prestataires de services. Plusieurs ministères sont en effet
concernés comme ceux de la Défense et l'Intérieur ainsi que les préfectures, les
régions, les villes de Paris, de Lyon etc.
Il existe donc deux types de services TMC en France comme
en Europe: les services publics, et les services privés. Les premiers sont
diffusés sans cryptage, tandis que les seconds – beaucoup plus élaboré – sont
cryptés. Le service public couvre les autoroutes payantes (AREA, Cofiroute,
ESCOTA, SANEF, SAPN et SAPRR). La gratuité du service publique est à relativiser
puisque son coût est inclus dans le prix du péage.
Quant aux services privés, il en existe actuellement deux
dans l'Hexagone. Le plus connu, V-Trafic
appartient à la société Mediamobile, filiale de TDF, Renault, Cofiroute et
TrafficMaster. C'est le seul système capable de délivrer des informations sur le
trafic routier en temps réel sur toute la France. Le service privé se voit
également diffusé via les canaux de la radio France Inter.
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- Galileo - GPS - TMC - ViaMichelin Trafic -
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Le second, créé par Via Michelin en collaboration avec le
groupe PSA (Peugeot Citroën), s'appelle ViaMichelin Trafic. Il couvre essentiellement la région parisienne, les routes
nationales et les périphériques des grandes agglomérations de France. Les
données sont également diffusées par diverses fréquences dont NRJ, Chérie FM,
Nostalgie, Latina et FG.